Selon une étude*, 94% des Français sont prêts à s’engager pour une cause, mais seuls 20% d’entre eux passent à l’action. Comment générer de l’engagement ? Quelle est la place de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) dans ce contexte ?

*Ticket for Change et Occurrence, « Le gâchis de talents en France »


L’emploi et l’éducation en tête

L’envie d’agir se manifeste dans les domaines qui reflètent les valeurs du vivre-ensemble. L’emploi arrive en tête des préoccupations, suivi par l’éducation, l’environnement et les droits humains. Les freins majeurs à l’engagement cités dans l’étude sont le financement et le temps.

L’économie sociale et solidaire plébiscitée

Près de deux tiers des français interrogés aimeraient travailler dans une entreprise sociale et solidaire, et un français sur huit aimerait créer une entreprise dans ce domaine. Certains ont même franchi le pas, en développant des activités qui créent des emplois, renforcent les liens sociaux et changent notre paysage économique.

Les clés de l’engagement

L’étude cite trois principaux leviers de l’engagement : le temps, la confiance en soi et le fait d’agir au bon moment. « On ne parle pas assez aux gens de leurs talents, ce qui les empêche de les révéler », affirme dans l’étude Kylia Claude, créatrice de Mamie Régale, un site qui propose aux retraités de cuisiner des repas et qui les fait livrer aux particuliers. Ex-salariée bancaire, elle a quitté un métier avec lequel elle ne se sentait pas « en phase » pour lancer une activité créatrice de liens : « nous ne nous rendons pas compte que nous avons les capacités d’agir », poursuit-elle.

Pour une égalité des rêves

Si certains ne sont pas conscients de leurs talents, c’est parfois parce que ceux-ci ne sont pas valorisés par la société. Pour Thangh Nhiem, créatrice de l’Institut Angenius, et Adrien Aumont, fondateur de KisskissBankbank, la confiance en soi se construit dès l’école : « On sur-valorise ceux qui sont bons en maths et français et on dévalorise tous les autres talents comme les manuels, artisans, agriculteurs… », souligne Thangh Nhiem.  « Nous sommes dans une impossibilité de l’égalité des rêves », ajoute Adrien Aumont.

C’est tout l’enjeu de l’action de Ticket for Change qui veut être le chaînon manquant entre les talents et les structures qui en ont besoin. Cet activateur de talent est convaincu que le social business est la clé de l’économie de demain !

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